"Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l'histoire d'une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant." Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d'indépendance, qu'elle n'a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu'elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix. Son histoire, elle ne peut la raconter qu'à la fille qu'elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l'a presque arrachée ? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être.
Derniers avis pour Houris
leloupmilou
Le 20/03/2026 (4.5)
Autant le dire, parce que ne pas en faire mention serait leurrer le lecteur, les premières lignes de ce roman désarçonneront plus d'un. La raison? Le point de vue narratif adopté et les mots qui corre...[suite]
Gatsby1978
Le 10/03/2026 (4.5)
J'ai terminé Houris. Aube, à demi égorgée la nuit du 31 décembre 1999 lorsqu'elle avait cinq ans, parle, de sa voix intérieure, à la fille qu'elle porte en elle, à qui elle souhaite la mort plutôt que...[suite]
aureliececile
Le 09/03/2026 (5.0)
LE grand roman de cette rentrée littéraire. Kamel Daoud rend hommage aux 200 000 morts de la guerre civile algérienne en donnant la parole à ceux marqués dans leur chair et qu'on ne veut pas entendre ...[suite]
gerardmuller
Le 08/03/2026 (5.0)
Houris (Les vierges du paradis)
Kamel Daoud
Prix Goncourt 2024
16 juin 2018 à Oran, elle a vingt-six ans, elle est coiffeuse et sa mère Khadija, -- en vérité sa seconde mère apprend-on par la ...[suite]
Claireklr1990
Le 07/03/2026 (4.0)
Un dialogue entre deux muets... Une femme ayant perdu la voix se confie a son embryon... A la difficulté d'être libre et femme dans une Algerie déchirée par une guerre civile taboue, qui se fond dans ...[suite]
sweetie
Le 20/02/2026 (5.0)
« Et toi, tu es un livre », me jurait-elle. « Un véritable livre, le récit de ce qu'on ne doit pas oublier, un alphabet que seuls les ignorants ignorent. », me répétait-elle sur mes lits d'hôpital, à...[suite]